[aderzer]2

Citations 

variante(s): aerzer, aherzer

v. tr. indir.

a. (a alc. ren) 's'attacher (à qc), être attaché (à qc)'

L: DonPrM 620 (aers «esit»); DonPrM 2188 (aers «adhesit»); DonPrM 2311 (aertz «ineret»); NTestLyonW 405,9 (aherzentz)

Tandis que dans le cas de a. occ. → aderzer 'élever' les données phonétiques et sémantiques parlent clairement en faveur d'une base lat. *ᴀᴅᴇ̄ʀ(ɪ̆)ɢᴇ̆ʀᴇ, l'origine de a. fr. aerdre 's'attacher' et de son pendant a. occ. a.2 n'est pas encore élucidée de façon satisfaisante. Tout en exposant les deux hypothèses étymologiques en cause, lat. ᴀᴅʜᴁʀᴇ̄ʀᴇ 's'attacher' d'une part et lat. *ᴀᴅᴇ̄ʀɪ̆ɢᴇ̆ʀᴇ 'élever' d'autre part, le FEW 24 opte pour la première, car il se réfère principalement au domaine fr. où le sémantisme de aerdre semble incompatible avec celui de *ᴀᴅᴇ̄ʀɪ̆ɢᴇ̆ʀᴇ.
Pour ce qui est de l'a. occ., si l'on distingue deux verbes aderzer et accepte pour a.2 's'attacher' un étymon ᴀᴅʜᴁʀᴇ̄ʀᴇ, il faudrait partir du p. p. a. occ. → aders2 qui aurait alors produit un inf. selon le modèle de ters, p. p. de → terzer, ou de sors, p. p. de → sorzer. La base du p. p. est attestée sous la forme lat. pop. adersum (au lieu de lat. ᴀᴅʜᴁѕᴜᴍ) dans les gloses de Reichenau; pour la qualité du ‑e‑, cf. le comm. à → aders2. S'opposant aux défenseurs d'une étymologie ᴀᴅʜᴁʀᴇ̄ʀᴇ, Marshall, qui à la différence des études précédentes s'occupe en détail de la situation en a. occ., n'admet qu'un seul étymon *ᴀᴅᴇ̄ʀ(ɪ̆)ɢᴇ̆ʀᴇ pour l'ensemble des formes occ. et fr. D'après lui, l'acception 's'attacher' s'expliquerait par une évolution sémantique directe à partir de 'élever' (cf. Marshall 503–4), hypothèse qu'on n'acceptera pourtant pas sans réserve.

aderir, aders2, aderzer, adorser

FEW 24:139a [ᴀᴅʜᴀᴇʀᴇ̄ʀᴇ], 1:30a [*ᴀᴅᴇʀɪɢᴇʀᴇ] TL 1:163; Gdf 1:121c; AND2 54a. – Marshall; NTestLyonW,Chambom 278.

aders2