aigla

Citations 

variante(s): agla, aguila, aiga, aigle, aygla, aygle

n. f.

a. 'aigle [l'animal]'

T: BertrBornG 27,13 (C, a1; ay‑ R); PeirolA 32,32 (C); AimPegSC 18,11 (A, C, T; ag‑ D); JoanAlb/NicTurHarveyPPart 3:870,4 (U); JoanAlb/NicTurHarveyPPart 3:870,9 et pass. (U); DPradS 2,30 (A, D) = Rn 2:38b; DPradS 2,31 (A); CervR 65,35 (ay‑ Sg)

L: SermArmitSerm 17,19; AuzCassS 403 (b, n); AuzCassS 1946 (b); AuzCassS 45 (b; aguila v); AuzCassS 393 (b; ‑e n; aguila v); NTestLyonW 342,14 et pass.; NTestParW 409,7 et pass. (ay‑); ProvGCervC 377 (aguila); ÉvNicSuchDenkm 53,1782 (ay‑); ElucE 226,32 (ay‑); ElucK 293,14 (ay‑) = Rn 2:38b; ElucK 291,9 (ay‑); ElucK 293,4 et pass. (ay‑); PalSavElucS 4,11 (ay‑); LapC 265,20 (ay‑); ÉvNic3T 118a,28 (ay‑); LegAurT 166,17 (ay‑); GlossLat2P 72 («aquila»); VergCunsD 124b (ay‑); VergCunsD 125a et pass. (ay‑)

D: 1432 ⊂ Pans3 («s. m. et f. aigle»); 1502 ⊂ Pans3 (‑e «s. m. et f. aigle»)

b. 'figure d'aigle [servant d'ornement]'

D: LCBonisF 2:559,30 («aigrette»)

c. 'emblème en forme d'aigle'

T: PeirolA 32,31 (C) = Rn 2:38b

L: GirRoussH 170 (‑es); FierB 630 (ay‑) = Rn 2:38b; CroisAlbMa 92,12; CroisAlbMa 170,6; GuerreNavS 923; GuerreNavS 1809 (‑ga); GuerreNavS 2038 (ay‑); GuerreNavS 1982 (aygle); FlamG 211; PriseJérC 38,26 (ay‑); ÉvNic3T 96b,20 (ay‑)

d. 'autorité représentée par l'emblème de l'aigle'

T: UcSCircJS 23,25 (C) = Rn 3:251b (s. v. falc); AicFossB 37 (K) = Rn 3:20b (s. v. decretal); BernArnJeanrJoies 25,45 (agla)

L: GuerreNavS 620; GuerreNavS 1846 (ay‑)

e. 'le Christ symbolisé par l'aigle'

T: ArnBrancGuidaTrMin 7,12 (ay‑)

L: PVaudC 4,73 (C)

f. 'appellatif laudatif [référant à la Vierge ou à la dame]'

T: AustGalhJeanrJoies 4,7 (ay‑); BertrRoaixJeanrJoies 36,41; BertrRoaixJeanrJoies 13,41 (ay‑)

De lat. ᴀqᴜɪ̆ʟᴀ 'aigle', étymon qui pourtant laisse inexpliquée la variété des résultats romans (dont le LEI 3:663 réunit les différents types formels). Ainsi, tout comme dans le cas de lat. ᴀqᴜᴀ > a. occ. → aiga, les détails phonétiques de l'évolution ᴀqᴜɪ̆ʟᴀ > a. occ. aigla, notamment l'origine de ai‑, restent à élucider. La forme aguila dans ProvGCerv et le ms. v de AuzCass (cf. sous a.) est un catalanisme. A. de genre masc. n'est pas attesté en dehors de l'entrée (sans contexte) dans le glossaire de Pansier (cf. sous a.).
Quand les attestations a. occ. évoquent l'aigle, c'est surtout pour illustrer des qualités exemplaires (supériorité, force, vue perçante, jeunesse qui se renouvelle), qualités auxquelles l'aigle doit sa fonction privilégiée d'emblème de pouvoirs temporels, de symbole chrétien ou d'épithète laudative. L'image de l'oiseau apparaissant souvent sur des monnaies, l'aigle a donné son nom par métonymie à quelques pièces (cf., pour le fr., FEW 25:72b; pour l'it., LEI 3:640–41). Cela ne vaut probablement pas pour a. occ. escut de l'Aygla (LCBonisF 2:241,22), où l'A. correspond plutôt au nom de lieu l'Aigle (Orne), ville qui possédait un atelier monétaire, cf. le glossaire de l'éd. et, dans le même texte ɪ escut velh del senhal de la Aigla (2:468,5 avec n. 1). Lv 6:52a, qui cite s.v. papalon l'attestation de LCBonisF 2:241, prend aygla (avec minuscule) pour un nom commun.

aiglantiṉ, aquila

REW 582; FEW 25:72a [ᴀqᴜɪʟᴀ]; DECat 1:81a; DECH 1:84a; DEM 2:511a; DELP 1:156b; LEI 3:641; TL 1:231; Gdf 8/2:53b; AND2 837a; AlcM 1:316b [àguila], 336b [aigla]. – Cnyrim 146a; Hensel 626–27; CrescMan 29–30; Ziltener 4139.

aigloṉ